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 Sujet du message: [En cours] Crimson Land - Nouvelle - G
MessagePosté: 12 Fév 2013 21:44 
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Slash ou non, telle est la question...
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Et à nouveau voici un texte non-slash (en fait il n'y aura aucune romance quelconque dedans), mais comme ce petit projet me tient quand même à coeur et que j'aimerais avoir le maximum d'avis dessus, je le poste. Voilà.
Ce devrait normalement être une nouvelle assez longue, elle sera donc divisée en plusieurs parties.

C'est une histoire originale. Tout ce qui y est présent m'appartient. Sauf l'Ecosse et ses légendes, malheureusement.

Crimson Land.
-Part 1-


C'était un jour de grand froid; la pluie tombait drue contre les parois de la vieille bâtisse, et le souffle du vent faisait pleurer le bois qui soutenait la maison. Agissant par sa propre volonté, le Loch semblait étrangement agité, ses vagues se déversant sur les prairies alentours, ne manquant parfois la demeure (qu'il semblait désirer avaler) que de peu.
C'était l'un de ces temps Ecossais où tout semblait se mélanger, et où les grand-mères disaient pour rassurer les enfants apeurés que ces jours-là la terre rencontrait la mer, et la mer se liait au ciel.
Yanaël était un jeune garçon âgé de dix ans depuis peu, qui considérait la nature et la forêt comme une demeure plus encore que les villes récemment dallées par l'évolution de la civilisation. Il savait entendre le chuchotement des arbres qui se concertent entre eux et le vent qui caressait sa peau lui contait les belles histoires auxquelles il avait assisté. Mais, par dessus tout, il se sentait proche de la pluie et de son léger flottement dans les airs. Ce jour-là, pourtant, les gouttes d'eau qui tambourinaient contre les murs de pierre lui étaient étrangères. Il les sentait menaçantes, de même que toute la terre qui les entourait. Les champs qu'il travaillait quotidiennement avec son père semblaient prêts à s'écarter afin d'ensevelir la maison en leur sein. Les arbres auxquels il aimait se confiaient se penchaient si bas au-dessus de leur tête qu'il craignait continuellement qu'ils ne se déracinent et ne leur tombe dessus. Enfin, le Loch, dans lequel le jeune aimait tant se baigner était cette fois-ci fort en colère, et il ne pouvait retenir un cri d'effroi chaque fois que ses si rares vagues risquaient d'avaler sa demeure.
Face aux éléments en colère, Yanaël se savait une fois de plus impuissant, et cette idée le terrifiait autant que le grondement du vent qui faisait hurler le parquet. Ses cousins et lui-même était tous trois serrés les uns contre les autres sur le lit du garçon, frissonnant de concert face à ce temps qui leur semblait démoniaque.
Un bruit sourd se fit soudainement entendre, faisant sursauter les enfants.

« T'as entendu ? chuchota Scott, l'aîné des garçons.
- On dirait que ça vient du grenier... continua Taran, le benjamin. »

Les enfants se regardèrent silencieusement, frissonnants de concert à l'évocation du lieu. Après tout, ne disait-on pas qu'un horrible monstre l'habitait ? Un créature si terrifiante et hostile qu'elle tuait d'effroi quiconque osait la regarder avant de la dévorer. Fiona, la mère de Yanaël, leur avait maintes fois conté son histoire afin de les éloigner de la pièce, ce qui avait jusque là parfaitement fonctionné. Mais les conditions étaient différentes après tout...
Le même son se reproduit un seconde fois, puis une troisième.

« On pourrait peut-être... monter voir ? proposa timidement Yanaël.
- Monter ? Mais t'es fou ! hurla Scott. Et le monstre alors, hein ? »

Le cadet se rétracta face à l'allure autoritaire de son cousin qui, même s'il le connaissait bien, l'effrayait quelque peu lorsqu'il haussait la voix. Il n'avait que quatorze ans, pourtant il pouvait déjà se vanter de sa taille supérieure à la norme, et de sa force qui semblait le prédestiner à un travail physique. Entourant deux grands yeux bleus, ses cheveux blonds toujours en bataille tombaient sur ses épaules, qu'ils commençaient à peine à toucher. Ils encadraient un visage anguleux aux traits déjà fort marqués pour son âge qui, s'ils ne le promettaient pas à une beauté divine, seraient sans aucun doute la preuve de sa future puissance.

« Mais peut-être qu'il n'est pas si méchant en fait... » Ils se tournèrent tous deux vers Taran, dont la petite voix venait de s'élever dans l'air. Il n'avait que neuf ans, mais ses yeux bleu clair transperçaient l'air de leur clairvoyance, lui donnant un étrange air de sagesse qui ne s'accordait que peu avec son jeune âge. Contrastant grandement avec celui de son frère aîné, son visage était fin et doux, que venaient entourer de longs cheveux blonds qu'il laissait constamment détachés, de sorte qu'ils balayaient gracieusement l'air à chacun de ses mouvements.

« Bah non, maman nous a toujours dit ce qu'il fait... continua Yanaël.
- Elle s'est peut-être trompée. Ou il a changé ? Si ça se trouve, il a juste faim.
- En tout cas, ce sera ni toi ni moi qui serviront de casse-croûte !
ce disant, Scott plaça un bras protecteur autours de son frère, car il s'était toujours sentit le devoir de garder l'enfant en sûreté.
- Mais je veux pas y aller non plus, protesta le cadet. En plus t'es plus fort que moi.
- Je dois veiller sur Taran.
- Mais...
- Arrête avec tes mais ! T'es le seul à pouvoir y aller. Tiens, il me reste du pain, peut-être que la bête en voudra. »


Ainsi, quelques minutes plus tard, Yanaël fut agrippé à l'échelle le conduisant au grenier, tentant de se persuader que toutes les histoires qu'il avait entendu jusque-là n'étaient que mythes et légendes. Son cœur semblait désireux de s'extraire de sa cage thoracique tant il battait vite et puissamment, et la peur faisait trembler chacun de ses membres. Et, tandis qu'il s'aventurait plus haut sur l'échelle de bois, ses pensées lui faisaient découvrir des créatures toutes plus monstrueuses et horrifiantes les unes que les autres. C'est alors avec hésitation qu'il poussa la petite trappe, retardant autant qu'il le pouvait le moment où sa tête ne serait plus visible par ses cousins. Il avait peur, il était même terrifié lorsqu'il s'aventura lentement dans la salle abandonnée depuis ce qu'il semblait être des siècles. Le temps et les araignées avaient marqué leur territoire par maints tapis de poussière et de toiles, mais il ne voyait rien d'autre que de vieux livres et d'anciennes breloques sans aucune valeur.
Poussant un soupire de soulagement, un rire nerveux secoua tout son corps, évacuant la tension accumulée jusque là. Il se dirigea vers le centre de la pièce, avisant du regard la pile de livres qui s'y tenait. Il ne savait pas lire, et il lui semblait qu'il en était de même pour le reste de sa famille, aussi il s'en approcha avec curiosité. Yanaël attrapa le livre au-dessus de la pile, écartant d'un même mouvement la couche de poussière qui grisait la couverture. Semblait-il qu'elle fut autrefois rouge vif, un fil doré brodé sur le contour; de la même couleur, ce qu'il identifia comme étant une écriture en remplissait l'espace vide du milieu, mais il n'arrivait pas à en comprendre le sens.
Comme hypnotisé par l'ouvrage, il l'ouvrit et en feuilleta précieusement les feuilles jaunies. Elles ne comportaient aucune autre illustrations que les dessins formés par les petits caractères entre eux, aussi ce qu'il voyait n'avait aucun sens à ses yeux, mais il continua à en tourner les pages, comme fasciné. Il s'arrêta lorsque le premier dessin apparut, sur la page vingt-sept. Il représentait le visage d'un très vieil homme à en juger par la longueur de sa barbe. Elle était épaisse et touffue, quelques poils se recourbaient, en parfaite symétrie avec ses courts cheveux bouclés, et si longue qu'elle semblait sortir du cadre imposé par le papier. Il avait de grands yeux en amande qui semblaient tout connaître et avoir tout vu. Séparant parfaitement son visage, un nez aquilin trônait en son milieu juste au-dessus de deux fines lèvres pincées dans une sorte de tic agacé.
Le garçon laissa soudainement tomber le livre, apeuré par ce qu'il y avait vu. Etait-ce lui ou l'illustration avait soudainement pris du relief ? Avait-il imaginé ce qui lui avait semblé être un clin d’œil ?
Le livre bougea de lui-même et commença alors à se transformer, ce qui arracha un cri de stupeur à l'enfant, qui tomba en arrière. Petit-à-petit, un bras en sortit, bientôt suivit du second puis du reste du corps. Enfin, le vieillard dont il avait vu le portrait se matérialisa face à lui. Il lui était en tout point identique, sa barbe tombant sur son ventre plat. Il avait l'air vieux et fatigué et son corps mince et frêle semblait peiner à le soutenir, tant en était la preuve son dos voûte par l'âge. Il n'était pas très grand, à peine plus que Yanaël, mais cela ne l'empêchait pas de paraître imposant pour ce dernier.

« Non mais, on n’a pas idée de laisser tomber un vieillard de la sorte ! »

Sa voix était grave et rocailleuse, mais forte et puissante tandis qu'il criait sur le perturbateur. Le vieil homme frottait ses membres, apparemment meurtris par la chute, grommelant diverses phrases sur cette nouvelle jeunesse et son manque de respect.
Yanaël tenta de lui répondre, mais les rares mots auxquels il parvenait à penser restaient bloqués dans sa gorge. Finalement, l'inconnu sembla se rendre compte de sa présence, et s'adoucissant quelque peu face à son air apeuré il lui demanda qui il était. A nouveau il ne réussit à obtenir d'autre réponse que des bégaiements, alors il commença à promener son regard sur le vieux grenier. Il s'arrêta sur le livre duquel il venait d'être libéré, puis s'en approcha pour le ramasser.

« Vaznel... Il a au moins eu la décence de m'enfermer dans quelque chose de décent. Et à mon nom ! »

Le garçon sembla enfin sortir de sa torpeur, et sa petite voix questionna le dénommé Vaznel:

« Vous... enfermé ? Mais... Qui êtes-vous ? Et... Comment est-ce que vous... euh... Le livre !
- Ah, tu as retrouvé ta langue toi ?
s'arrachant à ses souvenirs, il se tourna vers le garçon qui s'était désormais relevé. J'imagine que tu ne connais rien à tout ça, hein ? Non, bien sûr que non... Bien trop jeune... Rares sont les personnes qui nous connaissent encore.
- Nous ? Vous êtes beaucoup ?
- Plusieurs, pas beaucoup, non. Et la majorité d'entre nous ont été emprisonné. Comme moi.
il commença à faire les cents pas. Les autres se cachent sûrement. Oui, ils ont du retourner se cacher. Encore... Mais où ? Grendaël a du les repousser vers le nord, jusqu'à ce qu'ils ne puissent plus reculer. Et alors il... il s'arrêta soudainement, observant les intempéries qui s'abattaient sur la maison. Petit, depuis quand est-ce que le temps est comme ça ?
- Euh... Ca a été comme ça toute la journée. J'ai l'impression qu'ils ne sont pas contents. Ils ne sont pas contents, hein ?
- Non, tu as raison. Dis-moi petit, comment as-tu su cela ? Les humains normaux ne sont pas censés ressentir ces choses-là.
- C'est parce que j'aime la nature, et je la connais bien. Parfois, j'ai l'impression qu'elle me parle. Et moi aussi je lui parle, parce que je sais qu'elle m'écoute. Mais aujourd'hui elle ne me parle pas, et elle est méchante. Elle me fait peur... Dites, pourquoi ils ne sont pas contents ? »


Vaznel ne lui répondit pas, il continuait à observer l'extérieur d'un air soucieux. A ce silence, Yanaël prit peur, car il comprit que quelque chose d'anormal se passait. Son invité lui sembla soudainement bien plus vieux, de nouvelles rides déformaient son visage dans une expression que l'enfant n'arrivait pas à décrypter. Des larmes commencèrent à briller dans ses yeux déjà rougis, et très vite un hoquet les fit dévaler ses joues. Il se laissa glisser sur le sol, ses mains agrippant ses genoux dans une position fœtale. Il n'était encore qu'un enfant, et toute cette pression qu'il ressentait pesait trop lourd sur ses frêles épaules.
Le vieil homme ne dit rien, observant le garçon d'un air attristé. Durant quelques instants, ni l'un ni l'autre ne firent le moindre mouvement, jusqu'à ce que Vaznel ne se déplace jusqu'à lui, posant sa main sur son épaule d'un geste paternel et rassurant.

« Allez petit, calme-toi. Et ne t'inquiètes pas pour tout cela, ce n'est pas ton combat. C'est à nous, métamorphes et autres habitants de Féerie de nous en occuper. Dis-moi, quel est ton nom ?
- Yanaël... souffla ce dernier, tout en essuyant les dernières larmes qui souillaient son visage enfantin.
- Yanaël ? Bien. Maintenant, calme-toi et écoute-moi Yanaël. Je vais te conter mon histoire. Ou, tout du moins, ce qui m'a amené ici. »

_________________
Permettez-moi de me présenter; Sven.
Mais pour vous ce sera "ille", alias votre pitoyable hermaphrodite de service.
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