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 Sujet du message: [Finie] Il était une fois… un prince qui écoutait d’abord son cœur
MessagePosté: 28 Juin 2012 19:25 
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Mais euh... kesk'ils font ces deux-là ?
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Inscription: 01 Fév 2011 21:29
Messages: 345
Il était une fois, dans un pays fort lointain,
Un prince qui écartait de son épée les êtres malins.
De tout le royaume il était la fierté,
Chacun l’admirant pour ses mœurs et sa beauté.
Quand tous cherchaient une épouse pour le prince à marier,
L’infortune s’abattit sur le paisible palais.
Le roi était malade et moult soignants tentèrent d’y remédier,
Mais vite il fallut admettre que le roi ne s’en relèverait pas,
Que ce mal qui le rongeait signerait son trépas.

Malgré sa fatigue et sa tristesse, le prince veilla son père sans répit,
Restant près de lui jours et nuits.
Arriva trop tôt le jour de son dernier soupir,
Et le mourant exprima alors un ultime désir.
Les humbles habitants d’une contrée éloignée
S’étaient déplacés pour le solliciter.
Ils vivaient pacifiquement et se contentaient de peu,
Mais leur labeur était invariablement détruit par un cracheur de feu.
Emu par leurs angoisses et leur désarroi,
A les débarrasser de ce monstre s’était engagé le roi.
Son état de santé ayant rapidement décliné,
De ce serment il n’avait pu s’acquitter.
Tenant la main de son défunt père, le prince jura qu’il ne vivrait que pour ce jour,
Où la bête cesserait de semer la terreur en fermant les yeux pour toujours.

Alors que les obsèques se préparaient, le prince s’en alla voir le forgeron,
Lui demandant de l’armer de sorte à pouvoir affronter un dragon.
Inquiet, l’artisan voulu dissuader son souverain,
Lui assurant que ce n’étaient que divagations de quelques esprits mesquins,
Pour autant à aucun moment sa détermination ne flancha.
Même les cris horrifiés de sa mère ne suffirent pas à supplanter ce que la veille il jura.
Il se hâta de se rendre auprès de sa sœur, lui offrant un doux baiser.
Le prince lui confia ensuite le royaume, la sachant des plus avisés.
Bien qu’elle laissa échapper une larme, sa sœur le laissa poursuivre,
Lui faisant juste promettre qu’à cette épreuve il allait survivre.
Ainsi confiant quant au sort de son royaume, le prince prit la route.
Tout au long de sa quête, il ne laissa nulle place au doute,
Bien que beaucoup lui dirent combien sa quête était chimérique,
Qu’il perdrait son temps en chassant cette créature diabolique.

Le prince perdait le décompte des jours, jusqu’à croiser des brigands.
Ces malfrats malmenaient de pauvres gens, semblant n’être que marchands.
N’écoutant que son courage, le prince dégaina son épée pour leur porter assistance,
Or il peinait à triompher, malgré qu’au combat il fasse preuve d’une grande aisance.
Ces bougres étaient trop nombreux et le prince était seul.
Mais alors jaillit un jeune homme dont l’aura était celle de ces animaux qui feulent,
Et ensemble ils devinrent immédiatement invincibles,
Protégeant les modestes négociants pris pour cible.
Les deux hommes se remercièrent plus tard pour s’être évités certains coups,
C’est alors que le prince remarqua ce qui pendait à son cou.
Une chevalière était accrochée à une chaine, l’apparentant au pays rival.
Le prince se figea en songeant à ce territoire longeant le sien, bénéficiant du littoral.
Son grand-père lui avait lui-même conté cette hostilité,
Ces terres étaient selon ses dires réputées pour les rustres et les couards qui les peuplaient.
Or ce chevalier n’avait rien de commun avec cet ignoble portrait.
Ainsi ses excuses le prince s’empressa de lui présenter.
Le noble jeune homme fut choqué de connaître sa lignée,
Mais de cette rencontre naquit une solide amitié.
Les deux hommes rédigèrent alors des missives pour leur pays,
Affirmant la fin du conflit car par l’autre ils ne craignaient pas d’être trahi.
Prouvant l’authenticité du message en y apposant leur royal seau,
Ils s’assurèrent que tous auraient désormais droit d’accéder à cette étendue d’eau.
Car, le hasard ayant bien fait les choses, les deux hommes étaient héritiers,
Et leurs décisions devaient être appliquées même si elles étaient contestées.

Les messagers envoyés, le prince dû se résoudre à quitter son allier.
Ses objectifs n’étaient pas atteints, et il s’était engagé.
Mais son jeune ami s’y opposa, l’accompagnant dans son périple,
Interrompant son propre voyage malgré les conséquences multiples.
Son compagnon d’arme connaissait bien la route à parcourir,
Aussi bien que les divers dangers à braver pour y parvenir.
Les deux éphèbes s’adonnèrent à de longues chevauchées,
Ecumant inlassablement d’innombrables vallées.
Au bout de moult jours de voyage, et de pièges des plus vicieux,
Ils parvinrent ensemble devant l’antre du cracheur de feu.

Soucieux de son ami de quelques années son cadet,
Le prince supplia son compagnon de voyage de rentrer.
Ce dernier en fut vexé, pensant à tort qu’il n’avait pas confiance en lui, et n’en fit qu’à sa tête.
Un air de défi au visage, il pénétra dans l’antre exhalant le souffre de la bête.
Son ainé le suivit en toute hâte, et fut présent près de lui lorsqu’un cri rauque fit trembler les parois.
Le plus âgé se remémora la promesse faite à son père, le roi,
Mais il avait aussi fait un serment à sa sœur,
Et pour parvenir à les contenter tous deux il lui fallait transpercer de son épée la bête en plein cœur.
Prenant les devants pour protéger son jeune ami, le prince s’engagea dans une bataille périlleuse,
Courant mille morts en bravant la fureur de la créature écailleuse.
Ce ne fut que plusieurs heures plus tard que la bête poussa son ultime cri d’agonie,
Et les deux hommes se félicitèrent d’avoir triomphé, d’être tous deux en vie.
Malgré toutes les appréhensions du prince, l’intervention du plus jeune lui avait été salutaire,
Et leur nouvelle collaboration signait pour les habitants le commencement d’une nouvelle ère.

Ignorant sa fatigue avancée, le prince de son épée sectionna la langue fourchue du dragon,
Bien conscient qu’elle faisait partie de ces reliques qui se montrent.
Rejoignant son fidèle ami, il lui en fit offrande pour récompenser sa bravoure.
Il savait bien que ce trophée serait réclamé par sa cour,
Mais aucun de ces courtisans ne méritait cette reconnaissance,
Car seul cet ancien rival avait su faire la différence par sa présence.
Le prince récupéra quelques griffes en guise de preuves puis alla prévenir les villageois.
Les deux hommes furent pansés, acclamés, loués, alors que partout se propageaient des cris de joie.
Cependant le village vit assez vite le départ de ces hommes si preux,
Qui n’exprimaient plus que le désir de rentrer chez eux.

Plus proches que jamais, les deux éphèbes observèrent la naissance de leur épopée,
Et alors qu’ils écumaient les chemins ils se virent invités par une très noble lignée.
Ils furent accueillis par une princesse aux cheveux d’un blond céruléens,
Et bien qu’elle soit charmante, le prince n’en oublia pas pour autant qu’elle s’adressait toujours à son ami avec venin.
Ses multiples attraits et la finesse de ses courbes lui valaient mille prétendants,
Mais ce fut au prince que le roi proposa sa main, désireux de voir fusionner leurs royaumes en les mariant.
Cette suggestion ramena l’héritier au plus près de ses princières préoccupations.
Malgré ce choix qui aurait été judicieux, le prince déclina cette union.
La griffe qui pendait au cou de son ami, près de sa chevalière, l’en convainquit d’un regard,
Car elle témoignait de valeurs pour lesquelles la princesse n’avait aucun égard.
Bien que parfaitement conscient de la nécessité de se marier,
Le prince ne pouvait se résoudre à se lier à une femme ne partageant pas ses intérêts.
Aussi les deux hommes repartirent affronter les interminables vallées,
Se complaisant de la présence de l’autre durant leur longue traversée.

Trop vite arriva l’heure pour les deux complices de se séparer,
Mais ils le firent avec une dernière accolade et la promesse de promptement se retrouver.
Une tristesse identique ternissait leurs traits alors que leurs chemins se séparaient,
Et alors qu’ils marchaient le cœur lourd, tous deux se sentirent esseulés.
Lorsque le prince arriva au château ce fut pour constater qu’un usurpateur se prétendait roi,
Jouant de son lien de parenté pour réclamer honteusement ce droit,
Et cet infâme avait jugé bon d’empêcher sa sœur de donner naissance à un héritier en la jetant aux donjons.
Furieux, l’héritier légitime se présenta à lui, nullement effrayé après avoir fait trépasser un dragon.
Car ce rat l’ignorait peut-être, mais le prince n’était pas de ceux qu’on évince.
Sitôt le traitre châtié et sa sœur libérée, le jeune homme leur parla de cet autre prince,
Et rapidement un rapprochement entre les deux royaumes fut organisé.

C’est ainsi que ces territoires jadis rivaux furent unifiés,
Et que les deux princes purent conjointement régner.
Le cadet put diriger malgré son jeune âge, ayant obtenu de l’ainé l’aval.
Mais certains attribuaient à cette relation un caractère malsain, amoral.
Cependant jamais le prince ne regretta d’avoir privilégié ce garçon venu de la côté,
Plutôt que la main de la fille proposée par son hôte,
Car c’est à lui qu’il confiait tout, lui dont il partageait les valeurs,
Puisqu’il savait que sa confiance en lui perdurerait jusqu’à sa dernière heure.
La sœur de l’ainé donna naissance à un héritier,
Offrant au vaste royaume unifié la prospérité tant recherchée.
Dès lors, plus personne ne trouva à redire sur cette alliance,
Car c’était bien elle qui faisait toute leur puissance.

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 Sujet du message: Re: Il était une fois… un prince qui écoutait d’abord son cœ
MessagePosté: 03 Aoû 2012 21:27 
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Le slash, kesako ?
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Inscription: 03 Aoû 2012 15:55
Messages: 6
c'est très beau, très bien écrit, tu arrives à faire imaginer les scènes, ça en est troublant.


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 Sujet du message: Re: Il était une fois… un prince qui écoutait d’abord son cœ
MessagePosté: 04 Aoû 2012 05:52 
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Mais euh... kesk'ils font ces deux-là ?
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Inscription: 30 Juil 2012 09:45
Messages: 256
La petite histoire est très bien écrite, vraiment !


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