Forum - Le Monde du Slash

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 Sujet du message: Re: Jeu de dupes - Hawaii 5-0 - Steve/Danny - PG13
MessagePosté: 30 Déc 2017 21:34 
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On dirait que Danny commence à trouver du confort dans sa "relation" avec Steve... et une pointe de jalousie pour qui se permet de "baver" sur son "compagnon".... Grace a bien pris la chose... Tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes :bravo: Espérons que le juge ne va pas fracasser ça à gros coup de code civil! :maiseuh:

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L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-même de ce qu'on a fait de nous (JP Sartre)
Nous sommes tous dans le caniveau, mais certains d'entre nous regardent les étoiles (O. Wilde)
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 Sujet du message: Re: Jeu de dupes - Hawaii 5-0 - Steve/Danny - PG13
MessagePosté: 14 Jan 2018 23:02 
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Ooooh une nouvelle fic Mcdanno ! :bave: :bave: :bravo:
En tout cas ça démarre très bien et ça ne donne envie que d'une chose :

:suite: :suite: :court:


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 Sujet du message: Re: Jeu de dupes - Hawaii 5-0 - Steve/Danny - PG13
MessagePosté: 16 Jan 2018 22:02 
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Finalement le mensonge va devenir vite réalité.
Danny se rend compte de certaines choses au fil du temps et quand il comprendra vraiment ses sentiments tout arrivera et puis l'avantage tout le monde sera déjà au courant ^^
Je lisais ta fic sur FF net mais en passant par la j'ai vue qu'elle y était aussi mais avec un chapitre en plus, du coup je suivrais ici maintenant :D
J'ai hâte de découvrir la suite hihi
J'adore !! :bravo: :bravo:

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 Sujet du message: Re: Jeu de dupes - Hawaii 5-0 - Steve/Danny - PG13
MessagePosté: 23 Jan 2018 21:56 
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Merci à tous, vos commentaires sont des délices.


***

Deux heures et demie du matin trouvèrent Steve en train de dormir ou, plus exactement, d'essayer de dormir. Pour la dix-millionième fois, il se tourna vers sa gauche, bouffa l'oreiller, se laissa tomber sur le dos, frappa son oreiller, se tourna vers son côté droit, poussa un long soupir puis se redressa, balançant ses jambes sur le bord du lit. Toute cette histoire avec Danny avait fini par le rendre insomniaque. Il avait voulu l’aider de bonne foi et sur le moment mais il allait finir par y laisser sa santé. Danny s’était rapproché de lui sans le vouloir, Steve l’avait forcé à être son coéquipier et il était resté. Il avait une place permanente dans sa vie et dans son cœur. Steve ne voulait pas ruiner leur amitié. Depuis des années cela avait marché, il rêvait dans sa tête et se suffisait de sa relation avec le blond. A chaque rencontre de Danny avec une femme, il l’acceptait avec le sourire. Il se mettait en retrait pour permettre à son partenaire de recréer une famille pour Grâce. Il avait déjà torpillé la chance de Danny de se réconcilier avec Rachel quand il avait été emprisonné pour l’’assassinat du gouverneur Jameson. Il n'oserait pas être responsable du malheur de Danny.

Steve savait que la façade se craquelait. Chin lui-même, tandis que Steve observait Grace et Danny se chamaillaient lui avait dit doucement deux soirs auparavant au cours du diner :
- Tu sais, il n’est pas trop tard pour le lui dire.

Steve avait bu une gorgée de bière et Chin avait changé de sujet

Enfouir ses désirs Steve savait le faire. Son père l’avait envoyé à l’école militaire pour le protéger. Steve avait tellement essayé de ne pas décevoir son père, de ne plus lui causer de la peine ou de la honte. Il avait alors enterré ses désirs, les enfouissant sous des couches de règlements et des filles qu’il aurait préféré avoir comme amies que comme amantes. Il avait appris tôt dans la vie qu'il valait mieux garder les gens à distance. Et alors qu'il avait beaucoup d'amis, aucun n'était considéré comme proche. Ils ne connaissaient pas le vrai Steve, ce qui le faisait vibrer ou ce qui le motivait. Et il avait pensé qu'il allait bien ainsi. Jusqu'à ce qu'il rencontre Danny. D'une façon ou d'une autre, Danny avait violé toutes ses défenses sans même que Steve ne s’en rende compte. Il lui avait demandé de parler de ses parents et de sa sœur. Il lui avait appris à sourire, à sourire et à apprécier. Être avec Danny et Grace, c'était comme enlever des œillères qu'il ne savait pas porter et voir le monde complètement différemment. Avec Danny, il faisait partie d’un ensemble, et il aimait ça. Alors que Danny était son meilleur ami, Steve l'avait trahi de la pire façon possible. Il était tombé amoureux. Et voilà que sous le charme complet de Daniel Williams, il lui proposait de jouer son petit ami mystère, en voici une merveilleuse idée. Quel sombre crétin ! Et Danny qui après un commencement très compliqué paraissait se prendre au jeu. Steve avait bien remarqué que son coéquipier n’hésitait plus les gestes tendres même en public. Rien de bien méchant, une main dans le dos encore plus appuyée qu’avant, une caresse sur le bras nu, un sourire complice et tendre.

Se retournant pour la millième fois en jurant, il entendit la voiture à l’instant où elle pénétra dans l’allée et sut immédiatement qui c'était. Ne portant rien d'autre que son pantalon de pyjama, il se leva, enfila un tee-shirt et sortit de sa chambre en haut des escaliers alors même que le moteur de la voiture se coupa. La clé insérée dans la serrure et la porte s’ouvrit. Danny entra, les cheveux plus ébouriffés que d'habitude, vêtu seulement d'un pantalon et d’un tee-shirt NPD, une paire de baskets aux pieds. Il ferma la porte derrière lui, éteignit l'alarme qui faisait retentir son attention, jeta ses clés sur la table. Danny se retourna, leva les yeux vers l’escalier et vit Steve.
- Merde mec, tu veux me faire avoir une crise cardiaque.

Steve le regarda, ne bougeant pas un muscle.
- Je ne pouvais pas dormir.

Danny lui sourit :
- Moi non plus, j’ai reçu un courrier par huissier, l’audience est pour dans deux semaines.
- Tu ne ressembles à rien.
- Sympa, se renfrogna Danny. T’as pas vraiment une meilleure mine mon cher « fiancé ». Pourquoi tu ne dors pas ?
- Pourquoi t’es là ? répliqua Steve.
- J’t’embête, j’peux repartir hein, répondit le bond également sur la défensive.

Steve soupira.
- Viens là, j’vais faire du café.

Ils finirent par s'asseoir sur le canapé. Danny tenant sa tasse et Steve regardant ses mains. Il y avait un silence inconfortable entre eux, du moins pour Steve. Il n'y avait pas beaucoup de silence dans lequel Danny était concerné. Il essayait toujours de penser à quelque chose à dire quand Danny parlait, ses yeux sur son café.
- Je n’arrive pas à comprendre comment Rachel et moi en sommes arrivés là. Elle a essayé de me joindre hier. Je n’ai pas décroché, pas de message. Peut-être voulait-elle me parler de la convocation… Peut-être de toi….

Steve retint son souffle.
- Parfois j’en viens à me demander si on s’est vraiment aimé. Si elle me connait. Si je l’a connaissais vraiment. Regarde mec, tu me connais mieux qu’elle.
- Je ne peux pas parler ni pour toi, ni pour elle, vous vous êtes surement aimés, profondément aimés mais tu t’es levé tous les jours pour être un flic, elle n’a jamais vraiment compris ou accepté ton besoin de faire ce travail. Tu lui en as voulu de ne pas te comprendre, elle t’en a voulu d’être profondément un flic. Ça vous a détruit.
- Encore une raison pour laquelle je ne suis pas un bon copain. Ca plus le fait que ma personnalité est un repoussoir de relations intimes. La colère et les hurlements ne sont pas supers quand vous devez vivre avec quelqu’un.
- Le problème c’est que quand tu cries sur les gens, ils le prennent à cœur. Comme si tu le pensais.
- Quand je te crie dessus, je le pense, répliqua Danny, très sérieusement. Je le pense avec toutes les fibres de mon être.

Steve lui sourit de cette façon stupide qui disait: « Je suis merveilleux, pourquoi personne ne m'aime ? » et répondit:
- Bien sûr, Danno.

Danny prit un temps de pause en mettant ses mains pour couvrir ses yeux.
- T’as réponse à tout, n’est-ce pas.

Steve adopta un air de fausse modestie, provoquant un rire de Danny. Steve se pencha pour mettre sa tasse sur la table puis tapota le coussin à côté de lui sur le canapé et invita à se rapprocher.
- Viens t'asseoir à côté de ton fiancé et raconte-lui tout.

Danny s'affala.
- Je te déteste tellement en ce moment.

Steve passa son bras sur les épaules de Danny et le rapprocha encore.
- Qui se soucie de ce que les autres pensent, Danny ? La seule chose qui compte, c'est que nous connaissions la vérité, n'est-ce pas ?

Immédiatement en prononçant ces mots, Steve se sentit encore plus coupable. Il mentait. Il mentait à Danny, il le trahissait de toutes les façons. Danny se confiait à lui, lui parler de ses peurs. Et lui rien. Il s’enfuyait en laissant des lettres, des messages vocaux. Il éludait. Il n’était même pas honnête en ce qui concernait ses préférences.
- Tu trouveras une femme qui te comprendra. Quand cela arrive, n’aie pas peur de perturber Grâce, de changer des habitudes. Ne laisse pas la perspective du bonheur glisser entre tes doigts justes parce que tu aurais peur. Prends ce conseil par expérience.

Danny se retourna, le regard interrogateur. Il sentait que Steve était trop sérieux. Il le poussa à continuer doucement sans brutalité. Alors Steve raconta. Oh, pas tout. La partie « je pense être amoureux de mon meilleur ami » était bien trop dangereuse. Mais Danny méritait de connaitre le reste. A la fin de son récit, le silence régna. Steve n’osait plus rien dire, à Danny de réagir. Danny ne s’était pas dégagé de son câlin et ce simple fait lui donnait de l’espoir.
- Alors ... t’es gay ? demanda Danny d'une voix trop calme.

Steve déglutit difficilement, ses lèvres étroitement serrées. C'était tellement plus compliqué que ça.
- Danny, je suis ...
- Réponds à la question Steven, je ne suis pas la foutue Navy, je te le demande, tu me le dis.
- Bisexuel, je suppose.
- Tu supposes !
- C'est compliqué.

Steve le dévisageait mal à l'aise, interprétant probablement le silence de Danny. Alors il soutient le regard de son ami :
- Jésus, Steve, souffla-t-il, Je n'en avais aucune idée, mais tu aurais pu me le dire.

Steve se redressa et s'éloigna, se tournant pour faire face à Danny.
- Je ne suis pas très doué avec les mots, d'accord ... Tu es le premier à qui je le dis.
- Honoré, fut le seul mot que Danny put répondre.

Le mur d'un barrage avait cédé, libérant un flot d'émotion. C'est plus que ce que Danny aurait pu imaginer entendre de Steve. Il resta assis muet un instant, abasourdi. Danny savait qu’il devait être délicat, après que Steve se soit rendu si vulnérable. Il essaya de garder un ton neutre :
- Et tu es sorti en ville depuis l'abrogation, petit copain ?
- Jamais sur Ohua. C’est difficile de briser les habitudes d’une vie, tu sais.
- Ok. Mais ailleurs oui ?

Danny sentit qu’il allait trop loin dans les confidences. Steve se ferma puis reprit contenance.
- Désolé, je suis juste ... c'est complètement surréaliste, il est presque trois heures du matin, nous sommes tous les deux privés de sommeil, et nous sommes sur mon canapé pour parler de… de….
- Ma définition du surréaliste a changé depuis que je t'ai rencontré, rétorqua Danny.

Il fit tinter sa tasse de café contre celle de Steve.
- A la tienne partenaire. Cette nuit on a assez bavardé pour toute une vie. Va dormir. On se retrouve demain matin, une nouvelle journée où je vais devoir surveiller ton putain de dos pendant que tu joues avec des grenades. La routine.

Steve n’aurait pu dire à son coéquipier combien il lui était reconnaissant. Steve et Danny comme avant. « Merci Danny d’être toi. » pensa-t-il si fort.
- Tu devrais y aller aussi. Utilise la chambre d’ami. Après tout, elle est là pour toi.
- Et n’oublie pas qu’officiellement j’emménage ici pour le juge.
- Raison de plus. A demain.

Steve monta se coucher, un énorme poids en moins sur le cœur, le sommeil acceptant de le cueillir. Danny resta un instant dans le salon. La soirée avait pris un tournant inattendu. Il ne pensait plus au courrier de convocation, c’était une réussite. Il pensait au courage de Steve de s’être dévoilé. A l’honneur d’être celui qui ait pu entendre sa vérité. Puis plus tard au moment de laisser le sommeil l’emporter, sa dernière pensée surprise fut d’essayer de penser objectivement à Steve comme s'il regardait une belle femme dans un bar. Mais il n’y arriva pas, l'apparence physique de Steve se superposa à toutes les émotions qu'il lui suscitait : admiration, loyauté, exaspération et un sentiment profond qui pourrait même être l'amour.

***


Dernière édition par Choupy le 24 Jan 2018 22:35, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Jeu de dupes - Hawaii 5-0 - Steve/Danny - PG13
MessagePosté: 24 Jan 2018 14:13 
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Cette conversation est un bon début, Steve s'est confié, Danny est toujours là et vue sa dernière pensée je pense que la révélation pour lui même ne devrait plus tarder, j'attend que ça hihi
Peut être avant le retour devant le juge ou alors quelque chose déclenchera tout ce fameux jour justement qui sait... J'ai hâte de le découvrir !! :D :D
:bravo: :bravo: :suite:

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 Sujet du message: Re: Jeu de dupes - Hawaii 5-0 - Steve/Danny - PG13
MessagePosté: 24 Jan 2018 20:04 
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Désormais Danny sait à quoi s'en tenir et visiblement ça ne lui fait pas peur... :mrgreen:

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 Sujet du message: Re: Jeu de dupes - Hawaii 5-0 - Steve/Danny - PG13
MessagePosté: 02 Fév 2018 10:21 
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Enfin les choses progressent entre les deux ! :D C'est une bonne choses que Danny soit au courant pour Steve ! Ca laisse entrevoir des perspectives intéressantes pour la suite... :wink:

:suite: :suite: :suite:


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 Sujet du message: Re: Jeu de dupes - Hawaii 5-0 - Steve/Danny - PG13
MessagePosté: 09 Fév 2018 18:12 
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Merci beaucoup, j'ai bien avancé cette semaine donc je peux vous proposer la suite (j'aime bien avoir minimum une suite d'avance).




***

- Est-ce que, si tu n’étais pas au courant, tu le croirais que Steve et moi sommes un couple ?
- Je suis au courant et je crois déjà que vous en êtes un, lui répondit Kono souriante.
- T’es sensé m’aider là ! Grâce m’a fait remarquer que le fait d’être amoureux d’Oncle Steve ne changeait rien. Alors si elle en parle à sa mère, j’ai peur que Rachel ait des doutes.
- Grâce voudrait que tu fasses quoi ? Je ne suis pas certaine que Steve veuille aller jusqu’au mariage ou l’adoption.
- Ne rit pas de ma détresse, t’es sensé être de mon côté face à cette idée folle. Elle me parlait de sorties en amoureux. Tient, elle me disait que sa mère et Stan sortaient le soir et allaient au restaurant ou au théâtre.

Kono pouffa en finalisant sa recherche.
- J’vois pas Steve au théâtre, même s’il est sexy en costume.

La porte s’ouvrit au même instant.
- Tu ne me vois pas faire quoi ? T’as la plaque ? Et merci.
- Voiture volée il y a deux jours boss.
- On est pas plus avancé. Chin a eu une touche ? intervint Danny.
- Il devait me rappeler. Alors je ne fais pas quoi ?
- Théâtre.
- Quoi ?

Danny s’adossa au bureau interactif.
- C’est Grâce, elle pense que on se néglige, qu’on sort jamais en couple. Et non les sorties en voiture pour une affaire ne sont pas ok pour elle, reprit-il de suite en voyant la tête de Steve. Ni les repas crevettes chez Kamekona.

Steve réfléchit 5 secondes avant de simplement répondre.
- Ok, tu m’invites alors. Restaurant demain soir, habillés. Tu rassureras Grâce, t’es un grand romantique.
- Pour quel motif ?
- N’importe quoi. Un évènement, une date ? Juste le plaisir de ma compagnie.
- Euh ok.

Danny s’étonna de la simplicité avec laquelle Steve venait de résoudre ce qui lui prenait la tête depuis la veille.

Ok demain soir, il sortirait avec Steve. Si le brun n’était pas gêné par l’idée, au moins ils auraient l’occasion de consolider leur histoire.

***

La journée avait été compliquée, avec une arrestation à la clé sans coups de feu mais avec course à pied. Five-O quitta le bureau avec plaisir. Danny interpella Steve après avoir jeté un coup d’œil à sa montre.
- Okay, allez, allons-y.
- J'ai dit de porter quelque chose de classe et d’habillé, tu te rappelles? De plus, nous avons passé beaucoup de temps aujourd'hui autour d'un cadavre et tu viens de piquer un sprint, le moins que nous puissions faire est de prendre une douche.
- Donc je dois te déposer chez toi et revenir te chercher après ? demanda-t-il.
- Je vais me déposer chez moi avec ta voiture, tu reprends ta voiture et tu reviens me chercher, répondit Steve calant ses avant-bras sur la vitre latérale ouverte. Tu reviens dans une heure. 19h30.

Il s’installa dans la Camaro avant que Danny ne puisse protester davantage et avant qu'il ne puisse perdre son propre sang-froid. Steve se força à conduire prudemment le reste du trajet afin de ne pas faire exploser le blond.
Rentré à son appart, Danny prit alors son temps pour se préparer, se raser soigneusement. Il hésita sur la cravate, juste pour voir ce que Steve dirait et choisit d’en mettre une. Il se répéta son discours d’encouragement alors qu’il retournait chez Steve. Ça allait bien se passer. Parce que c'était Steve. Ça allait bien se passer. C’était juste pour la duperie.
Il vérifia l'horloge du tableau de bord, tapota le volant et fronça les sourcils, il était 19h40, et Steve était rarement en retard. Alors, avec un soupir, il se leva et sortit pour frapper à la porte d’entrée. Elle s'ouvrit immédiatement et Danny se renfrogna.
- Sérieusement ? Est-ce que tu étais juste là à attendre que je vienne à la porte ?

Steve haussa les épaules, sa bouche se dérobant dans ce petit sourire que, troublé, Danny commençait à trouver captivant au lieu d'être énervant.
- Je voulais voir si tu le ferais réellement.

Danny souffla mais laissa apparaître un petit sourire en se retournant vers la voiture.
- Eh bien, je l'ai fait. Mais je n'ouvre pas la porte de la voiture pour toi, dit-il, poussant Steve de force dans la direction du siège du passager.
- La chevalerie est morte, dit tristement Steve, secouant la tête, une fois qu'ils étaient tous les deux dans la voiture, et Danny rit.
- Désolé pour ça, princesse.
- Cravate.
- Tu m’as dit habillé. Pour les gens éduqués, c’est cravate.

Steve s’était contenté d’un pantalon noir et d’une chemise blanche ouverte au col. Il pensait qu’il avait l’air bien.
- J'ai presque porté une cravate, admit Steve.

L’ambiance était joyeuse, Steve essaya de se concentrer sur leur conversation pendant le trajet, mais Danny sentait si bon et c'était assez distrayant. Pourquoi n'avait-il jamais remarqué ça auparavant ? C'était un parfum différent que d'habitude, ce qui signifiait que Danny avait mis du parfum à la place de son après-rasage habituel.

Danny ouvrit exagérément la porte à Steve, alors qu’ils entraient dans le restaurant.
- Je vous remercie monseigneur.
- N’exagère pas trop altesse.

Danny était reconnaissant à Steve de le laisser se comporter comme si Danny était vraiment la personne a l’origine du rendez-vous et de le laisser guider. Danny arrivait mieux à se comporter ainsi naturellement. Comme avec une femme. Même s’il ne pouvait ignorer que le grand brun marchant devant lui et aux fesses délicieusement moulé dans son pantalon n’avait rien d’une femme. La serveuse qui les plaça d’ailleurs avait l’air d’être du même avis s’il en jugeait à son regard un peu trop long sur son compagnon.

Il avait réservé le matin même dans un restaurant de Waikiki. Ce n'était pas une décision particulièrement réfléchie. C'était assez chic, ce qu'il pensait être approprié pour leur rendez-vous affiché. Il commençait cependant à réévaluer sa décision, alors que Steve et lui étaient assis à leur table en silence, en train de regarder leurs menus. Ils déjà avaient mangé ensemble des centaines de fois mais jamais comme ça, avec des nappes blanches et une bougie entre eux.
- Alors, commença-t-il, sa voix plus incertaine que dans la voiture. Qu’est-ce que tu vas prendre ?
- Je m’oriente vers le thon.
- Du thon ? Dans un restaurant de viande ? Vraiment ? Les restaurants ont une spécialité pour une raison, Steven.
- C'est Hawaii, répondit-il avec un haussement d'épaules. Chaque endroit a du bon poisson.

Danny grogna mais ne dit rien d'autre. Après avoir commandé, il s'adossa à sa chaise et prit une profonde inspiration.
- Quand ce matin, tu m’as dit que toi non plus tu n’avais pas vraiment fait ça auparavant, qu’est-ce que tu voulais dire exactement ?
- Je ne l’ai jamais fait, expliqua Steve, choisissant soigneusement ses mots. Je n’ai jamais été au restaurant avec un homme.
- Malgré…
- Oui malgré, comprit Steve. Tout le reste oui.

Les joues de Danny se colorèrent malgré lui.
- Mais le restaurant jamais. Avant je ne pouvais pas. DADT. Et depuis jamais de relation sérieuse qui aurait mérité un restaurant.

Danny passa sa lèvre inférieure entre ses dents et hocha la tête de compréhension.
- Et toi ? se risqua Steve, surpris lui-même de son audace.
- Moi ?! Euh, moi. Territoire vierge. Merde... mauvais choix de mots.

Steve rit de la grimace de Danny.
- Approprié, cependant.
- Bien sûr, je remarque quand certains types sont esthétiquement agréables, je suppose, peut-être, mais je ne pense pas avoir jamais été attiré par un mec, vraiment.

Danny se fustigea mentalement, qu’est-ce qu’il avait besoin de rajouter ça vraiment. Steve fit une pause laissant la serveuse lui déposer son plat et reprit en pencha la tête vers Danny.
- Que veux-tu dire ?
- Même sans être attiré par les mecs, tu sais quand ils sont plus que corrects. Tu le sais bien pour les femmes.
- Je peux être attiré par les femmes. Mais continuer tu m’intéresses, sourit-il amusé.
- Tu le sais bien. Toi-même, je n’ai pas besoin d’être qualifié pour pouvoir dire que tu n’es pas un mauvais spectacle sans ta chemise, tu sais.
- Merci, dit-il, souriant alors que Danny détourna le regard.
- Tais-toi. Je ne te complimente plus jamais, je le jure. Ton ego n'a besoin d'aucune aide.
- Le compliment peut se retourner et j’suis qualifié.

Danny n’avait aucun idée de comment il allait pouvoir regarder Steve pendant les 5 prochaines minutes sans se faire moquer de la rougeur qu’il sentait sur ses joues. La serveuse arriva avec son plat et lui permit de faire diversion. Après avoir eu sa première bouchée, Steve demanda à Danny comment était sa viande.
- Bien, dit-il, entre deux bouchées. Et toi ?
- Très bien.

Ils mangèrent en silence pendant plusieurs minutes, sans surprise, Danny rompit le silence en premier.
- C'est bizarre, n'est-ce pas ?
- Tellement bizarre, acquiesça immédiatement Steve.
- Bon bizarre ou mauvais bizarre ?

Il réfléchit une seconde, c'était un peu bizarre mais il était content d'être avec Danny.
- Bon bizarre, conclut-il.
- Je suis d'accord. Mais pourquoi est-ce bizarre ? s’interrogea Danny, vidant son verre de vin.
- Nous l'avons déjà fait 100 fois.
- Exact.
- On va manger, tu vas payer et on va rentrer.
- Ouais, tu as raison, le fait que je paie n’est pas bizarre, dit-il avec un sourire.

Steve rit.
- Je pense, dit-il, baissant la voix, que cet endroit n’est pas très nous.

Danny hocha vigoureusement la tête.
- Je pense que c'est surtout pour ça que c'est bizarre.
- Vrai, je veux dire que nous deux en train de manger ensemble n'est pas nouveau. Si on y réfléchit vraiment je pense qu’on pourrait dire que nous avons déjà eu beaucoup de rendez-vous. Donc ça ne devrait pas être si bizarre.
- Oui je pensais que c'était nous, mais c'est l'endroit. Toi, assis là dans tes beaux vêtements à boire du vin, c'est trop… C’est de ma faute, je pensais que ça devait être spécial, et bien... Grâce…
- C’est très bien Danny comme endroit mais je ne pense pas que nous deux ayons besoin d'un endroit comme celui-ci. On n’est pas Rachel et Stan.

Danny hocha la tête, soulagé.
- Peut-être que nous avons juste besoin d’autre chose. Peut-être quelque part plus décontracté ?

Il approuva avec un petit sourire.
- Demain ?
- Encore un rencart, Danno ?
- Parfait, dit Danny, s'arrêtant pour sourire à la serveuse qui déposait leur note. Mais demain c’est toi paie. Ça, ça serait vraiment exceptionnel.

La pression était déjà amoindrie et les choses entre eux semblaient presque redevenir normales alors que Danny raccompagna son coéquipier. Steve quitta la voiture dès que Danny stoppa la voiture.
- Bonne nuit.

Steve lui fit signe en se reculant.
- A demain.

Leur second « rendez-vous » fut bien plus réussi. Resto chinois, bière et fortune cookies. « Someone loves you out there » obtint Steve, tandis que Danny lui fit remarquer que c’était juste un titre de chanson. La soirée passa rapidement entre plaisanteries, chamailleries et souvenirs évoqués. Elle se termina en apothéose avec un appel chacun du HPD qui leur demandait de venir pour l’assassinat d’un homme d’affaire sud-africain dans sa maison de location de Kahala. Le meurtre paraissait être l’œuvre de professionnels. Steve pensait avoir un contact, un vétéran, qui pourrait les aider à identifier l’équipe. Son contact lui donna une adresse dans un quartier d’entrepôt proche du port d’Honolulu. Ils s’y dirigèrent sans tarder. La caméra thermique donnait effectivement des résultats : 3 individus à l’intérieur, de nombreuses armes. Steve convint que des renforts étaient plus raisonnables. Il laissa Danny reculer un peu pour appeler tandis qu’il restait à observer les mouvements. Aucun des deux n’avait imaginé qu’un quatrième individu en revenant vers la planque les avait repérés et malgré leur expérience, Danny n’eut que le temps que de se retourner pour voir Steve à terre avant de s’écrouler lui-même sous une massive décharge de taser.

***


Dernière édition par Choupy le 09 Fév 2018 19:00, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Jeu de dupes - Hawaii 5-0 - Steve/Danny - PG13
MessagePosté: 09 Fév 2018 18:52 
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:maiseuh: Tout se passait bien... Nos deux tourtereaux se rapprochent grâce à l'excellente suggestion de Grace et maintenant tu nous les mets dans l'embarras? :? Tu as intérêt à ne pas nous les avoir abîmés... :suite:

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 Sujet du message: Re: Jeu de dupes - Hawaii 5-0 - Steve/Danny - PG13
MessagePosté: 19 Fév 2018 23:52 
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Le rapprochement ce fait petit a petit, comme on dit "doycement mais surement ", si ça s'trouve ils seront vraiment ensemble le jour du passage devant le juge !
Mais la fin ne me rassure pas... que va t-il leur arriver ? Pas trop de mal hein ? :)
:suite: :please:

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McDanno (Hawaii 5-0), Walter O'Brien (Scorpion), DiNozzo (NCIS)
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 Sujet du message: Re: Jeu de dupes - Hawaii 5-0 - Steve/Danny - PG13
MessagePosté: 04 Mar 2018 22:06 
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***

Le mal de tête le réveilla. Un énorme tambour jouait dans sa tête et ça ne s’améliora pas quand il essaya d'ouvrir les yeux. Le cerveau dans le brouillard, il cligna plusieurs fois des yeux essayant de comprendre où il était exactement. Il essaya de se redresser mais son bras était coincé sous le poids lourd qu’il identifiait maintenant comme Danny. Le soulagement de le voir en apparente bonne santé et surtout proche de lui fut de courte durée car Danny, qui se réveillait lentement aussi, s'éloigna brusquement, tirant sur le poignet gauche de Steve lui envoyant une décharge de douleur.
- Qu'est-ce que ...?

Danny s'éloigna de nouveau, n’y voyant rien dans l’obscurité de la pièce et finit par être ramené vers Steve. Le brun put entendre la panique dans la voix de Danny
- Putain, qu’est-ce qu’il…

Steve dont la vision s’était grandement amélioré, enveloppa son bras droit, celui qui est libre de bouger, autour du corps de Danny, le tenant contre le sien.
- Danno, calme-toi une seconde.

Miraculeusement, Danny le fit sans hésitation. Steve sentit Danny reprendre son souffle alors qu'il s'affaissait contre lui. Steve baissa les yeux, les yeux se fixant sur la pièce sombre. Les menottes scintillaient grâce au rayon de lumière qui traversait l’obscurité depuis le plafond alors qu'il bougeait son poignet.
- Ce sont tes menottes, dit Steve en levant légèrement son bras, entrainant Danny avec lui.
- Ouais ..., répondit simplement Danny, et les deux regardent leurs bras joints, chacun le poignet gauche enserré pendant quelques instants, Danny se reposant toujours contre Steve, le dos contre sa poitrine.

Le silence se brisa après quelques instants lorsque Danny se redressa, sa main gauche tendue pour ne pas entraîner Steve.
- Qu'est-ce qui s'est passé ? questionna Danny, les yeux scrutant frénétiquement leur nouvel environnement. Où sommes-nous ?
- Ils sont arrivés par derrière, on s’est fait avoir comme des débutants.

Steve scanna lui aussi la pièce du regard. Une petite pièce, étroite, porte en métal et aucune fenêtre. Le rayon de lumière provenait du plafond en mauvais état. Il remarqua également qu'aucun d'eux ne portait plus de chaussures, de ceintures ou de montres. Pas d’arme ou de badges non plus.
Steve se leva également finalement et commença à marcher vers la porte. Danny le suivit sans même tirer sur les menottes et Steve aurait été étonné de leur parfaite synchronisation s'il n'avait pas été si occupé à essayer de trouver un moyen de sortir de là.
Par acquis de conscience, il essaya d’ouvrir la porte, pas surpris de constater qu'elle ne bougea pas d’un millimètre. Steve se frotta les yeux avec sa main libre, essayant de remettre les pièces ensembles.
- Pour une fois que je t’avais convaincu d’attendre des renforts, maugréa Danny. C’était un taser, me semble-t-il. Ça doit expliquer mon impression d’avoir des picotements partout dans le corps.

Steve hocha la tête et passa sa main dans ses cheveux en se frottant l'arrière de la tête.
- Je pense que ma tête a rencontré un peu trop fortement le bitume en m’écroulant.
- Merde, réagit Danny tournant rapidement Steve vers lui alors qu’il commençait à vérifier l’endroit que son coéquipier frottait il y avait une seconde. Ça te fait mal ?
- Danny, je vais bien, lui assura-t-il.
- T’es nauséeux ? Etourdi ?

Les doigts de Danny glissèrent jusqu'à la nuque de Steve avant de lâcher prise. Ce geste donna un petit frisson dans la colonne vertébrale de Steve. Il espéra que son ami ne l’avait pas remarqué
- Sais-tu en quelle année nous sommes ?
- Danny, grogna Steve. Je n’ai pas de commotion cérébrale.
- Bien évidemment, puisque tu es invincible.
- Parce que je peux reconnaitre une commotion cérébrale quand j’en ai une, Danny. Et ce n’est pas ça. Je viens bien.

Steve lui offrit un sourire qui se voulait rassurant.
- Très bien, soupira Danny, un peu tranquillisé ou qui fit semblant de l’être.

Il regarda autour de lui, comme si une issue était apparue miraculeusement à la dernière minute.
- Merde, jura Danny et il leva les mains pour lancer une bonne diatribe tirant à nouveau sur les menottes.
- Tu peux arrêter de parler avec les mains s’il te plait. On va s’arracher la peau si tu continues à tirer comme ça.

Il serra sa main dans celle de Danny.
- Ca va être romantique.

Avant que Danny ne puisse commenter, il le tira vers le mur opposé pour étudier l’endroit.
- La composition des murs est étrange, on dirait que c’est assez fin, remarqua Steve en tapant du pied dans le bas du mur.
- Malgré tout, nous ne pourrons pas le détruire à coup de pied, Super Seal. Et je suppose que vous n’avez pas de grenade dans votre poche.
- Ils nous ont pris nos chaussures et nos armes, Danno, grogne Steve, tu penses vraiment qu’ils me laisseraient le contenu de mes poches ?
- Tu…, Danny hésita une seconde. Tu n’as pas vraiment de grenade dans tes poches, n’est-ce pas ?

Steve lui répondit simplement par un sourire.
- Viens. Donne-moi un coup de main. On va essayer la porte.

Leurs mouvements étaient limités par les menottes, jusqu’à ce que Steve soulève son bras gauche pour permettre à Danny de se pousser entre Steve et la porte.
- Je dois te dire, bébé, commença Danny, les épaules maintenant pressées contre la poitrine de Steve alors que les bras de Steve le soutenaient. Si c'est ton idée de romance, je comprends pourquoi tu es encore célibataire.

Steve renifla et résista à l'envie de dire quelque chose de vraiment stupide, et dit plutôt :
- Quoi? Chaque bonne date ne commence-t-elle pas par un petit enlèvement et une paire de menottes ?
- D'habitude, je garde les menottes quand la soirée se passe vraiment bien, se plaint Danny, puis regarda par-dessus son épaule pour faire un clin d'œil à Steve ce qui lui rendit la bouche sèche.

Steve était sur le point de dire quelque chose lorsque la pièce commença à bouger.
- Putain, tremblement de terre !
- Non, j’crois pas.
- Alors tu m’expliques pourquoi tout le sol bouge sous nos pieds.

La secousse se calma puis se stabilisa dans un doux ronronnement.
- On est sur un bateau, réalisa le blond.
- Qui vient de démarrer. On part en mer.

Ils se regardèrent, chacun comprenant que cette nouvelle n’était pas excellente pour eux.
- Pas besoin de préciser que là on doit vraiment se concentrer sur un plan de secours ?
- Chin et Kono ne peuvent pas savoir où nous sommes. Nous ne pouvons compter que sur nous.
- Notre fenêtre de sortie est lorsqu’ils ouvriront la porte.
- Tu veux dire avant qu’ils nous descendent et nous jettent à la mer. J’suis d’accord.
- Sans arme et sans savoir combien ils sont, impossible de penser avoir le dessus.
- Tu préconises quoi ?
- Il faut que nous puissions atteindre le bord de notre plein gré.
- Nager ?! Tu plaisantes, j’espère ? Avec ces menottes et si loin de la côté ?
- Si t’as une autre idée, vas-y hein ! s’énerva Steve. Et pour les menottes, je gère. Le seul paramètre qu’on ne maitrise pas vraiment et le fait qu’ils ouvrent la porte avant qu’on soit en plein milieu de l’Océan Pacifique.

Steve fit un mouvement pour pouvoir atteindre sa main gauche avec sa main droite et d’un geste sec et sans hésitation il déboita son pouce, tira sur sa menotte, s’arracha de la peau et ne put au final s’empêcher de pousser un petit cri de douleur.
- Qu’est-ce qu’il y a ? Qu’est-ce qu’il est arrivé ? Oh merde Steven, qu’est-ce que t’as foutu !
- Pas de trousse de secours dans tes poches, j’imagine, murmura Steve, ne s’attendant pas à une réponse.

Steve inspira brusquement alors que les doigts de Danny sondent sa main, et il ferme les yeux et essaie de respirer à travers la douleur. C’est le son de la déchirure du bas de la chemise de Danny lui fait rouvrir les yeux.
- Qu’est-ce que tu fous ?
- J’essaie de te bloquer le pouce dans l’axe de ta main, histoire qu’à la fin de toute cette merde, tu puisses encore t’en servir.

Ils furent silencieux pendant de longues minutes, la douleur dans la main de Steve s'enflammant de temps en temps tandis qu’il essayait de concentrer son attention ailleurs.

Et puis la porte s'ouvrit et trois hommes entrèrent dans la pièce. Comme un seul homme Danny et Steve se précipitèrent vers eux, ignorant leur arme, préférant l’effet de surprise, quelques coups, une bousculade. Ils se retrouvèrent dans le couloir, Steve attrapa de sa main valide celle de Danny toujours entourée de la paire de menotte se balançant dans le vide. Il croyait reconnaitre le modèle de bateau et voulait l’entrainer le plus rapidement vers le pont. Il pouvait entendre les menottes tinter.
- Par-là Danny, on approche, l’encouragea-t-il alors qu’ils entendaient derrière eux les hommes armés, des coups de feu sifflant autour d’eux.

Sur le pont, à la vue de l’eau, Steve sentit un mouvement de recul de Danny, il n’hésita pas une seule seconde, raffermit la prise sur sa main et l’entraina par-dessus bord.

***



:arrow:


Dernière édition par Choupy le 25 Mar 2018 12:36, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Jeu de dupes - Hawaii 5-0 - Steve/Danny - PG13
MessagePosté: 05 Mar 2018 18:26 
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Je vois des PDE partout...

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:maiseuh: Tu ne peux pas couper là!!!!! :evil: :evil: :evil: :evil: :suite: :suite: :suite: :suite: :suite:

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 Sujet du message: Re: Jeu de dupes - Hawaii 5-0 - Steve/Danny - PG13
MessagePosté: 06 Mar 2018 13:09 
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Nan nan nan nan nan nan.. je suis d'accord, tu peux pas couper là !! Raaaaaaaaaa, je veux savoir la suite !!!!
Bon j'ai eu mal pour la main de Steve aïe aïe..
Et sauter par dessus bord seule solution en esperant que ça se passe pas trop mal pour eux...
:suite: :suite: :please: :please:

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 Sujet du message: Re: Jeu de dupes - Hawaii 5-0 - Steve/Danny - PG13
MessagePosté: 25 Mar 2018 12:42 
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Et la suite :


***

Danny détestait l'océan. Il détestait les îles, il détestait Steve pour nager si facilement devant lui. Il détestait les mecs qui l’avaient emmené au milieu de ce foutu océan, il détestait qui que ce soit qui avait inventé les bateaux. Il détestait Rachel pour l’avoir fait déménager ici, et il détestait Stan pour tout le reste. Il détestait le monde entier, à l’exception de Grâce, et c’était cette pensée qui le maintenait, mouvement après mouvement, alors que ses épaules lui faisaient horriblement mal et que sa respiration devenait de plus en plus chaotique. Il nagerait des jours simplement pour s'assurer qu'il la reverrait.

Après leur saut dans l’océan, plusieurs tirs avaient sifflés autour d’eux. Ils avaient plongé pour y échapper. Steve l’avait aidé à plonger profondément vers l’arrière du bateau pour tenter de disparaitre aux yeux de leurs agresseurs. Le bateau avait continué son chemin, les tirs avaient fini par cesser, ils avaient pu reprendre leur souffle en toute tranquillité. Leurs kidnappeurs devaient penser que l’océan se chargerait d’eux. Danny n’était pas loin de penser comme eux. Il ne manquait plus que la blessure de Steve saigne et les requins auraient un chemin balisé pour les trouver. Depuis ils nageaient, de temps à autre Danny s’installait sur le dos pour détendre un peu ces muscles et il voyait bien que Steve malgré son entrainement souffrait avec sa main. De plus, il n’arrivait même plus à compter combien de fois il avait déjà bu la tasse, la fatigue le rendant moins concentré.
- Je pense que j’ai une crampe.
- Une crampe ?
- Oui, Steve, une crampe. Les gens normaux peuvent avoir des crampes.
- Quiconque dans notre situation va probablement avoir une crampe ou deux, Danny, répondit Steve.
- On n’y arrivera jamais, prophétisa le blond.
- On va y arriver.
- On ne sait même pas si on nage vers Hawaï ou si on s’enfonce encore plus dans l’océan.

Steve se retourna vers lui.
- On va y arriver, il y a des milliers de petits ilots, on va y arriver.
- Une idée formidable de sauter à l’eau, vraiment formidable.
- Merde Danny, t’avais une meilleure idée ? Et si t’en avais une, c’est trop tard.

Le silence le plus complet les enveloppa pendant de longues minutes…. heures ? Le temps était difficile à évaluer. Seule la position du soleil continuait d’indiquer à Steve qu’ils n’allaient pas dans une mauvaise direction mais impossible d’être précis ou même certain.
- Tu veux que je t’aide ? proposa Steve à son coéquipier quand il se le sentit s’enfoncer sous l’eau pour la 5ème fois en quelques minutes.
- Tu ne pourras jamais supporter mon poids très longtemps, nager et me soutenir. Même pour toi Super Seal c’est trop.

Le visage de Daniel était passé de la colère à l’épuisement et au découragement.
- Tu ferais mieux de continuer sans moi, je vois bien que je te ralentis. C’est toi le mec qui a un pouce déboité et c’est moi qui te ralentis. Plus qu’à sombrer.
- Danny, appela Steve.
- Non tu ne feras pas changer d’avis, nage plus vite, comme tu peux, avance, tu pourras peut-être chercher du secours.
- Danny !
- Je savais pourquoi je détestais l’océan, une prémonition.
- Danny ! cria-t-il cette fois bien plus fort en surnageant.

Danny s'immobilisa, grimaçant.
- Ouais ?
- Droit devant.

La voix de Steve paraissait éraillée. Danny cligna des yeux. Cela lui prit un moment pour laisser ses yeux d’habituer et son regard se fixer mais il le vit. Le rivage.
Dans une explosion d’énergie surprenante, il nagea, suivant Steve, jusqu’à ce que ses pieds touchent du sable, puis nagea encore. Il essaya de reprendre son souffle et de se lever alors que tout son corps fatigué et douloureux la lâcha. Le courant fort le balaya et il se retrouva dans l’eau, sous l’eau. Une main forte le rattrapa et le releva.
- Je t’ai mon pote.

Danny renifla, toussa, reconnaissant de la main ferme de Steve qui le maintenait debout. Steve donna une petite pression sur son bras.
- On y est presque.

Ils étaient à quelques dizaines de mètres du rivage mais l’eau était peu profonde. Steve l’aidait à avancer, le retenant quand l’eau reculait à chaque houle. Son amour propre aimait penser qu’il aidait également Steve, mais son esprit lui hurlait que Steve avait déjà dû vivre des situations bien pires. Et enfin, ils étaient sur un terrain solide, se frayant un chemin avec de l’eau jusqu’aux chevilles. Danny sentait son corps lourd et léthargique sans la flottabilité de la mer. Il trébucha quand il atteint la terre ferme, s’effondra sur le sable. Steve était juste devant lui, penché, les mains sur les genoux.
- Hé, s’exclama Danny. Steven…

Un coup de vent fit frissonner Danny, stoppant sa phrase. Steve se redresse et regarde par-delà l’horizon.
- On ne peut pas s'attarder ici, il faut qu’on trouve à se sécher.
- J’aimerai bien savoir comment.

Steve sourit.
- Allez.

Il tendit la main et Danny laissa à contrecœur Steve le tirer sur ses pieds, même si tout ce qu'il souhaitait, c'était s'allonger sur le sable froid et humide et se reposer quelques jours. Mais il suivit Steve sur la plage, passa devant les dunes et de grands palmiers gracieux qui se balançaient dans le vent.
- Où diable sommes-nous ? demanda Danny.
- Aucune idée, surement une des petites iles sous le vent, on naviguait plein ouest.
- C’est habité ?
- Pas vraiment.

D’accord, maintenant, il n’était pas loin de pleurer, il est fatigué, ses vêtements humides et lourds lui collaient à la peau et il n’avait pas de chaussures. Et même s'il ne faisait pas très froid, il frissonnait régulièrement. Danny jeta un coup d’œil vers la main gauche blessé de Steve. Elle s’était colorée et le blond pouvait jurer que plusieurs œdèmes se formaient. Le bout de chemise qui lui tenait le pouce avait disparu depuis longtemps. Pourtant Steve paraissait ne pas y penser comme si il avait été formé pour non seulement ignoré la douleur mais surtout pour souffrir les pires douleurs en n’en montrant rien.
- Nous devrions nous mettre à bouger, vers l’intérieur mais en restant parallèle de la plage.

Danny regarda ses pieds nus.
- T’as une idée de l’heure ?

Steve haussa les épaules.
- Aucune idée. On s’est fait enlever au petit matin, vu la position du soleil, une bonne partie de la journée est passée.

Ils n’avaient pas eu une nuit de sommeil depuis plus de 36 heures. La pluie chaude commençait à tomber dans une fine brume entraînée par le vent.
- Génial.

Danny poussa un grand soupir.
- Il n'y a rien que je préfère faire que marcher quelques miles sous la pluie en chaussettes.
- Au moins nos chaussures ne seront pas mouillées, non ?
- Ton optimisme est, est…, ennuyeux et irritant.
- Ouaip, sourit Steve qui se veut rassurant.
- Je suis trop fatigué pour faire face à cela, répondit Danny distraitement. Avec toi.

Il sait que cela n’a aucun sens. Mais il s'en foutait. Il était trop fatigué et mouillé et avait besoin de soins.
- Viens, Danny.

Avec une main dans le dos de Danny, Steve le guide vers un chemin dégagé.
- On va retrouver le chaud et le sec, tu te sentiras beaucoup mieux, je te le promets.

***

La pluie ne se stoppa pas, la nuit s’annonça et aucune présence humaine ne fit son apparition.
- Arrêtons-nous quelques instants, dit Steve.
- Avec plaisir.

Danny s’écroula au sol et ramena ses genoux contre la poitrine. Steve tomba à côté de lui, s’adossant contre un tronc d’arbre.
- Hey.

Il frôla son épaule contre celle de Danny.
- Nous y arriverons.

Danny se retourna pour lui faire face, le regard incertain. Un autre coup de vent, il claqua des dents involontairement.
- Tu es gelé.
- Toi aussi SuperSeal.
- Viens là, il faut faire attention. L’hypothermie peut être très dangereuse

Il enroula ses bras autour de Danny et le tira vers lui. Danny protesta, surpris par le geste. Sa voix étouffée contre l’épaule mouillée de Steve se fit murmurante :
- Je n’ai pas besoin de…
- Tais-toi, Danno, lui répondit son partenaire en resserrant ses bras autour de lui.

Danny se sentait ridicule. Il était un adulte, il n'avait pas besoin de se blottir contre Steve pour se réchauffer, mais il se rendait bien compte que Steve frissonnait aussi. Et puis c’était agréable. Même s'il était trempé, Steve était chaud et rassurant. Danny se retrouva à essayer de se rapprocher, de s'imprégner de toute cette chaleur, et peut-être aussi de cette affection. Il aimait la façon dont Steve le tenait, la façon dont Steve se blottissait contre les cheveux de Danny. Danny frotta énergiquement le dos de Steve puis passa ses bras autour de sa taille et finit par s’aplatir complètement contre le torse de Steve. La paire de menotte se balançait au bout de son bras droit dans un bruit métallique.
- L’hypothermie n’est pas une bonne chose, tu te souviens, dit Danny, la joue pressée contre le cou de Steve.
- Nan, je pense que vous essayez juste de monter sur mes genoux, renchérit le brun.
- Vraiment, c'est ce que tu penses ?

Steve resserra son emprise, rapprochant Danny, lequel se prit au jeu.
- Tu me veux sur tes genoux ?

Danny se bougea et s'installa sur les genoux de son coéquipier. Lequel lui glissa une main dans le dos.
- Vraiment Danno, tu es submergé par le romantisme du moment.
- Oui, vraiment c'est un moment très romantique.

Danny tourna la tête pour presser son nez contre les cheveux mouillés de Steve et peut-être qu’effectivement la situation a un petit quelque chose de romantique mais Danny ne l'admettra jamais.
- Toi et moi, mouillés, blottis l’un contre l’autre dans la forêt humide.
- Je pense que c'est assez romantique, répondit Steve. Le clair de lune, le bruit de l'océan…
- Clair de lune ? l’interrompit immédiatement Danny, la pluie battant son visage.
- Essaie plutôt les nuages et la pluie.
- La pluie est très romantique, souligna Steve buté.
- Bien sûr, avec le vent qui te frigorifie, la marche en chaussettes complétement trempées et n’oublions pas le bruit des coups de feu pour commencer, poursuivit Danny. Très romantique.
- Exactement.

Steve rit, son souffle chaud glissant sur la peau de son partenaire. Danny se sentait un peu étourdi, presque ivre. Ce devait être l'épuisement, ou bien la façon dont Steve lui caressait la nuque, les doigts jouant avec ses cheveux. Ou alors le fait qu'il était tranquillement assis sur les genoux de Steve, comme si réellement la situation n’était pas désespérée. Simplement parce que Steve le regardait avec une expression si pleine d'affection, comme s'il n'y avait pas aucun autre où il n’aurait préféré être, juste ici sous la pluie, enveloppant Danny de ses bras.
- Danny, chuchota Steve, les doigts enroulés autour de sa nuque.

Le blond se sentait tellement idiot. Ce devait être l'épuisement. Son cerveau avait dû être noyé, l’empêchant de penser distinctement, lui donnant des pensées extravagantes comme embrasser Steve. Il frotta une main sur son visage, puis lissa ses cheveux mouillés.
- Il faudrait qu’on se remette en route.
- Il va faire nuit Danno, impossible de se diriger. T’es crevé, ok, reprit-il face au regard de Danny, on est crevés, on passe la nuit et on avise demain matin.
- On sera morts demain matin.
- Nous survivrons jusqu'à ce que nous ... nous ne le fassions pas, déclara simplement Steve. Il n'y a rien que nous puissions faire à ce sujet.
- Tu es plutôt philosophe, marmonna Danny. Philosophe et déprimant.

Le silence se fit pendant plusieurs minutes, entre conscience et somnolence.
- Je ne peux pas mourir sans avoir eu une Porsche, je m’étais juré de moi aussi être un jour ce genre de crétin à s’acheter une Porsche quand Rachel a rencontré ce crétin de Stan.

Steve lui jeta un coup d'œil de côté.
- Danny. Tu possèdes une Camaro.

Le ton de Steve suggérait qu'une Chevrolet Camaro était aussi belle, sinon plus, que n’importe quelle Porsche. Danny roula les yeux.
- Non, tu possèdes ma Camaro.
- Danny…
- Putain, il fait tellement froid, je vais perdre mes doigts de pieds, et peut-être aussi ceux de mes mains.

Steve le frotta énergiquement avec sa main valide, cependant lui-même sentait ses forces le quitter, ses propres membres étaient froids et douloureux. Sa main et son pouce déboité était proche de la couleur aubergine.
- Je pensais que notre dernière conversation serait peut-être un peu plus profonde.
- De quoi parles-tu ?
- Merci Steve, merci d’avoir inventé ce mensonge débile pour m’aider, merci pour tout.
- Danny arrête !
- La vie est devenue super avec le Five-O, même si avec ta capacité à attirer les ennuis, j’aurai pu t’étrangler plus d’une fois.
- Danny tais-toi merde !

Steve se recula légèrement, mais Danny s'enfonça dans l'étreinte de Steve. Ce n'était pas une conversation qu'il voulait avoir avec Danny. C'était une conversation qu'il ne voulait jamais avoir avec Danny. La pensée de Danny abandonnant ... c'était juste trop à imaginer.
- Nous ne sommes pas encore en train de mourir, Danny. Ce n'est pas notre dernière conversation, d'accord ? Je refuse de prétendre que ça l’est. J'aurais d'autres choses à dire, si c'était le cas.

Et puis il serra sa mâchoire immédiatement parce qu'il n’avait certainement pas voulu dire ça. Cependant Danny avait très bien entendu.
- Qu'est-ce que ça veut dire ? demanda Danny tendu, se contorsionnant dans les bras de Steve, inclinant la tête vers le haut.
- Oublie ça, marmonne Steve, le visage contracté, regardant fixement un point fixe droit devant.
- Je ne le ferai certainement pas, dit Danny.
- Danny, soupira Steve
- Non, vraiment Steve ? claqua Danny d’une voix épuisée, se dégageant maladroitement de l’étreinte. Tu veux attendre que nous mourions pour me faire savoir tout ce que j’ai mal fait ? Tout ce que j’ai foiré ? Quoi, est-ce ma faute si nous sommes dans cette situation ?
- De quoi diable parles-tu Danny ? dit Steve éberlué de comprendre comment Danny a bien pu arriver à toutes ces conclusions.
- Si tu as des choses à me dire, alors dis-les !

Le blond avait les yeux rivés sur son ami.
- Pourquoi crois-tu que je pourrais te reprocher quelque chose ? Est-ce que je t’ai déjà donné l’impression que je me retenais quand j’avais quelque chose qui ne me convenait pas ? On va continuer à se battre, ici, maintenant ? Merde Danny.

Danny laissa échapper un souffle.
- Mais tu as dit…
- Oui, je sais ce que j’ai dit, admit Steve à contrecœur. Tu as mal interprété.

La colère s’évanouit rapidement et fut remplacée par quelque chose de doux et d’interrogateur sur le visage du blond.
- Alors quoi ?

Sa voie était un murmure.
- Bien, et bien… on ne va pas mourir, ok. Alors tais-toi, conclut Steve en retirant Danny contre sa poitrine. Tu gèles.
- Pas plus que toi.

Un mensonge et ils le savaient tous les deux. La peau de Danny est gelé contre le corps de Steve et il tremblait non-stop à présent.
- Comment va ta main ? demanda Danny après quelques minutes de silence.
- Je vais bien.

Un autre mensonge.
- Ne t’en fais pas pour ça.
- Je le fais quand même, répliqua Danny, sa tête reposant contre la clavicule de Steve. Ce n’est pas quelque chose que je peux vraiment contrôler.

Steve laisse retomber sa joue contre le haut de la tête de Danny. Le silence se réinstalla entre eux. Le Seal avait de plus en plus de mal à rester éveillé. Le froid l’engourdissait et le rythme régulier de la poitrine de Danny qui montait et descendait au rythme de sa respiration l’apaisait autant que l’endormait. Sa joue était toujours plaquée contre la tête de Danny, Danny n'avait pas bougé depuis un moment, mais Steve était plutôt confiant, le rythme de sa respiration indiquait qu'il était toujours réveillé. Sa main sur le dos de Danny avait cessé de faire des cercles depuis un moment, et il savait que ses doigts reposaient sur Danny mais il ne les sentait plus. Juste un sentiment de picotement. Son bras gauche, lui, était presque complètement engourdi. Steve ne savait pas s’il devait prendre cela comme une bénédiction car ainsi il ne ressentait plus la douleur. Ses yeux se fermèrent. Ses paupières semblaient si lourdes et sa volonté s’effritait. Il essaya de les forcer à s’ouvrir car il savait qu’il ne devait pas s’endormir. Il savait qu’il ne se réveillera certainement plus s’il le faisait. Il devait veiller sur Danny. Danny était son objectif, Danny devait vivre.
Il pensa que peut-être il devrait dire à Danny tout son amour maintenant. Peut-être était-ce l’un des derniers moments où il pourrait être totalement honnête avec l’homme de sa vie.
Toutes ces choses qu’il n’avait pas voulu avouer puisqu’ils n’étaient pas en train de mourir, ils ne pouvaient pas l’être. A présent il n’en était plus si sûr.
- Danny…

La voix de Steve fut un chuchotement paniqué mais il avait besoin de savoir si Danny était toujours éveillé. La réponse fut un grognement accompagné d’un léger changement de position.
- Ne t’endors pas, ok ? parvint à dire le brun, tremblant.

Il y eut un silence qui lui fit peur puis Danny murmura qu’il n’y arrivait plus.
- Essaie… Essaie plus fort Danno.
- Peut-être… peut-être qu’il est temps… tu peux commencer à parler maintenant.

Les mots de Danny furent marmonnés, mal articulés. Steve sentit son cœur se serrer douloureusement.
- Je pourrais être en train de me dégonfler.

Il y eut un silence, un silence effroyablement long que Danny brisa.
- J’arrive encore à sentir ta chaleur.

Steve savait que ce n’était plus possible, lui-même était complétement frigorifié, cependant il comprit ce que voulait dire Danny. Il en sourit. Ce fut sa dernière pensée avant de se rendre compte que quelque part sur le chemin il avait de nouveau fermé les yeux, et enfin plus rien.

***


Dernière édition par Choupy le 26 Mar 2018 20:03, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Jeu de dupes - Hawaii 5-0 - Steve/Danny - PG13
MessagePosté: 25 Mar 2018 18:13 
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:twisted: :twisted: Mais c'est pas fini ces coupures sauvages!!!!! Je veux :suite: :suite: :suite: :suite: :suite:

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